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SPOTLIGHT #1: Rabichow

Cet article est rédigé en français et en anglais / This post is written in French and English

On s’éloigne un petit peu de l’ambiance des concerts, leurs annonces, etc. pour se concentrer sur une nouvelle rubrique intitulée SPOTLIGHT. Un nom évocateur pour, vous l’aurez deviné, mettre en avant de nouveaux talents. Le premier artiste sous le radar de LexiouWesCudi.com est Rabichow, jeune rappeur de Los Angeles.

Pour la petite histoire, j’ai rencontré Sam Rabichow par le biais d’amis communs (hello Siham et Wildy) lors de son séjour à Paris il y a quelques mois. À l’époque, il enregistrait sans relâche ce qui allait devenir sa première tape Nothing Is Sacred dont voici le premier visuel en avant-première pour le titre « (TRES)PASS THE JOINT ».

Découvrez en un peu plus à propos de Rabichow à travers l’interview ci-dessous.

LW: Commençons par les présentations…
Rabichow:
 Yo, je suis un 90s baby accro aux mots et au pouvoir du Hip Hop. Ce n’est pas vraiment une chose que j’ai prévue, simplement quelque chose qui s’est développé avec le temps. Sans aucun doute, le fait de m’être installé à Los Angeles a joué un rôle important dans le déroulement des événements. Peu de temps après cela, j’ai rejoint un super groupe de gens de mon âge dans le même délire que moi. Ensemble, on a fini par donner quelques concerts à travers la ville en temps que groupe pendant 1 an et demi. FBGT – la devise et le mode de vie réunissant nos différents flows sur quelques bangers que nous devons à notre beatmaker Max Baer. C’est à cette période que j’ai découvert ma voix en tant que rappeur et ravivé ma passion pour la prose.

LW: Le mois dernier tu as sorti ton premier EP “Nothing Is Sacred” sur datpiff.com. Comment t’y es-tu pris pour réaliser ce projet ? Combien de temps ça t’as pris ? Quelles-ont été tes influences et inspirations ? Comment as-tu contacté datpiff.com?
Rabichow: Tu as déjà regardé le film Shining avec Jack Nicholson? En décembre dernier, j’écrivais des rimes et j’ai lâché « there’s redrum in the mirror and there’s murder in their eyes ». J’ai bloqué pendant 1 minute. L’idée que les mots puissent être lus à l’envers dans un miroir m’a laissé béat. J’ai donc commencé à m’amuser avec ça.  J’ai toujours adhéré à la notion que la vie est relative et est une question d’équilibre. Sans comprendre la tristesse, tu ne peux pas apprécier le bonheur. Plus profond sera ton chagrin, plus fort tu riras. Il y a un avant et un arrière pour quoi que ce soit, une sorte de dualité incontournable. J’y ai pensé pendant un moment et j’ai réalisé que le mot « sin » (pêché) reflété dans un miroir donnait « nis » et « Nothing Is Sacred » est né ! Dans le but de garder une certaine cohérence, j’ai décidé de garder le son du sp404 auquel j’étais habitué avec FBGT. Les beatmakers présents sur l’EP -Max Baer, Sokro & Tvpes- utilisent tous ce style ce qui me permet de passer d’un titre à l’autre sans changer radicalement. Et une fois que j’ai les beats j’écris tout le temps haha. D’ailleurs, un grand merci à Laurence Naber qui a géré au mixage du projet ainsi qu’à Kiernan et OBN pour les feats ! Datpiff est très facile d’accès, ça me semblait être le meilleur choix.

LW: La première chose que j’ai remarqué en écoutant “Nothing Is Sacred”, c’est la durée de chaque titre. Est-ce qu’il y a une raison pour laquelle ils sont si courts ?
Rabichow: Pas de raison particulière. Je n’y ai pas vraiment pensé plus que ça, mais je ne vois pas l’intérêt de se cantonner à une certaine structure musicale au détriment de n’importe quelle autre format. J’admire l’approche qu’à MF DOOM avec ça, en particulier sur Madvillainy. Si tu réalises ce que tu t’es fixé avec un 16 propre et que tu peux l’immortaliser, pourquoi se buter à faire autre chose qui ne correspond pas ?

LW: Quelle est ta chanson préférée sur cet EP?
Rabichow: Je ne dirai pas que j’ai forcément une chanson préférée, je vois ce que tu veux dire. Je sens que chaque morceau, d’une partie du fait de leur longueur, de l’autre par leur énergie unique (de temps en temps je me retrouve à écrire plus par rapport à une émotion qu’à une idée) joue un rôle clé dans la cohérence de l’EP. Perso, la façon dont « no rest » ressort traduit vraiment le travail que j’ai essayé de produire récemment. J’ai trouvé que la différence entre les couplets et chaque hook rajoute à la profondeur du morceau, les choeurs de Kiernan jouent un rôle primordial dans l’ambiance. Travailler avec des artistes talentueux de cette façon, c’est tellement frais !

LW: Comment sont les retours jusqu’à présent ?
Rabichow: Les retours sont positifs mais on ne fait que commencer. La décision de sortir cet EP en Europe est une chose que je voulais depuis le début. Je savais que je serai à Paris tout l’été avant même de créer « Nothing is Sacred ». La France était une expérience très enrichissante en dehors de la scène américaine et tout le soutien que j’ai eu de la part d’amis et de fans ici est juste énorme. Maintenant que je suis de retour à LA, il est temps de monter sur scène et de continuer.

LW: Tu viens juste de sortir le clip de “(tres)pass the joint”, as-tu des souvenirs ou anecdotes de tournage ?
Rabichow: Chaque instant ! Haha sérieux ce tournage était incroyable. Tourner cette vidéo était la première chose qu’on a faite après être arrivés à notre appartement avec plus de 40 heures sans sommeil parce qu’on est restés éveillés toute la nuit avant notre vol pour Barcelone. On a marché dans la ville et demandé s’il y avait un skatepark ou quelque chose du genre dans le coin. Arrivés là-bas, il y avait ce super skater brésilien qui a accepté de faire quelques figures pour la caméra. On a beaucoup de matière, on se baladait ici et là jusque sur le haut d’une colline. C’est comme ça qu’on a tourné la vidéo, en parcourant la ville.

LW: J’ai entendu que tu as d’autres vidéos qui sortiront bientôt, combien en as-tu exactement? Les as-tu toutes tournées les unes après les autres?
Rabichow: On a tout fait à Barcelone. C’était un marathon de tournage de clip pendant 3 jours. Je ne veux pas tout sortir maintenant, mais le clip de « (tres)pass the joint » n’est définitivement pas la seule chose qu’on ait préparée. On a énormément de montage à faire parce que la quantité de vidéos qu’on a est juste dingue. Je tiens d’ailleurs à remercier celui qui a été derrière la caméra pendant toute cette aventure : Julien Kerduff aka JustRaw5. C’était vraiment cool de travailler avec un artiste qui met autant de coeur et d’effort dans son art.

LW: Tu sais que lexiouwescudi.com est axé sur les concerts, est-ce que tu en as quelques-uns de prévus ? 
Rabichow: Oui absolument ! En plus d’organiser des événements Hip Hop avec mes potes de Ellay Cut, ainsi que TAO Jonze et Mickey, je cherche toujours à me produire sur scène. J’aime rapper et être bruyant. La scène permet d’allier les deux de façon constructive. En fait, je serai au micro à Koreatown pour le Labor Day weekend avec ForestPunk et MutantGAAANG le 4 septembre au Collective Skate Shop. En ce qui concerne les objectifs à long terme, restez à l’affût, je serai de retour ! Et même plus tôt que vous ne le pensez, croyez moi.

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Let’s take a break from live shows, announcements, ect. to focus on a new section: SPOTLIGHT. You guessed it, SPOTLIGHT will bring you the latest talents no one else is talking about -well it’s only a matter of time. First artist under LexiouWesCudi.com‘s radar is a young rapper from Los Angeles who goes by the name of Rabichow.

Long story short, I met Sam Rabichow through mutual friends (hi Siham and Wildy) while he was in Paris a few months ago. At that time he was recording what became his first tape Nothing Is Sacred. Today, here is the premiere of the first visual off the tape for the song « (TRES)PASS THE JOINT ».

Learn more about Rabichow by checking the interview below.

LW: Let’s first introduce yourself.
Rabichow:
Yo. I’m a 90s baby hooked on words and the power of hiphop. It wasn’t really something I planned, just something that developed over time. Moving to Los Angeles was a huge factor in the way things played out without a doubt. Linked up with a dope group of hiphop cats my age shortly after the move and together we ended up doing shows all over town as a collective for a year and a half. FBGT – the motto and the lifestyle, uniting our diverse flows over some 404 bangers courtesy of our beat maker Max Baer. It was during this time that I discovered my unique voice as a rapper and rekindled my passion for poetics.

LW: Last month you released your first EP “Nothing Is Sacred” on datpiff.com. What was the process behind this project? How long did it take? Influences and inspirations? How did you reach to datpiff.com?
Rabichow: You ever seen The Shining with Jack Nicholson? Last December I was writing rhymes and jotted down « there’s redrum in the mirror and there’s murder in their eyes ». And paused for a minute. The idea that words read backwards when reflected struck me as interesting and so I started playing around with it. I’ve always been into the notion that life is relative and about balance. Without understanding sadness, you can’t appreciate happiness. The deeper you grieve, the harder you laugh. There’s a front and a back to everything, a kinda unavoidable duality. I thought about it for a minute and realized when the word « sin » is in a mirror it reads « nis » and BLAO. « Nothing is Sacred » was born. In order to give it a cohesive vibe, I figured I’d stick with the sp404 sound I’d become accustomed to working with in FBGT. The featured beatmakers on the project- Max Baer, Sokro, & Tvpes- all utilize this style which allowed me to flow from one track to the next without dramatically changing the overall aesthetic. Once I got the beats… well I write all the time haha. Ups to Laurence Naber who killed it with the mixing of the project. And Kiernan & OBN for those respective features! More than anything this shit was fun. Datpiff has a nice file package and is easily accessible. Just seemed like a clean choice.

LW: The first thing I noticed when I started listening to “Nothing Is Sacred” is the length of the songs, are they that short for a reason?
Rabichow: No reason in particular. I never really gave it much thought, but I guess I don’t see the value of sticking to a given song structure or format over any other. I admire the way MF DOOM experiments with that, especially on Madvillainy. If you’ve made the point you’re trying to make and can do it with a clean 16, can capture that moment, why force something else outta principle?

LW: What’s your favorite song on it?
Rabichow: I wouldn’t necessarily claim to have a favorite, but I know what you mean. I feel like each track, partially due to its length, partially to its unique energy (every once in awhile I find myself writing to an emotion more than an idea), plays a key role in keeping the EP well-rounded. Personally, the way « no rest » turned out really highlighted some of the work I’ve been trying to produce lately. I found the interplay and difference between the verses and each hook added to the depth of the track- Kiernan’s vocals came through in a major way and played a vital role in the ambiance. Max Baer handled those ones and twos. Getting to collaborate with talented artists in this sort of way is always so refreshing. Shit’s tight.

LW: How is the reception thus far?
Rabichow: The reception’s been warm, but we’re just getting started. Deciding to release this EP in Europe was a move I had wanted to make from the outset. I actually knew I was going to be in Paris for the summer before I ever conceived « Nothing is Sacred ». France was an important step outside of the American hiphop scene and all of the support I’ve received from friends and fans out their is too appreciated. Now that I’m back in LA it’s time to do shows heavy and hit the ground running.

LW: You just dropped the music video for “(tres)pass the joint”, do you have any memorable moments from the shoot?
Rabichow: Every moment! Ahah I swear this shoot was so surreal. Shooting this video was the first thing we did after checking into our apartment. We hadn’t slept in 40 some hours because we’d been up all night before our Sunday 8:00AM flight to Barcelona. We walked outside and asked some locals if there was a skate spot nearby and they told us about the Museum of Contemporary Art. This awesome Brazilian skater happened to be there and was down to do a few tricks for the camera. We got footage, turned around and walked to the top of a hill. That was how we shot this video, moving on foot through the city. When we finally did sleep that night… damn that was heavy!

LW: I heard you got a few more videos to release soon, how many you got exactly? Did you shoot them back to back?
Rabichow: All in, the Barcelona trip was a 3-day music video bonanza and we managed to capture a ridiculous amount of clips. I don’t want to give it all away just yet, but this was definitely not the only thing we’ve got cooking up. As it stands, we have a lot of visual editing to put in, but the amount of raw product we’ve got is too good. I really gotta shoutout the madman on the camera throughout this whole ordeal, Julien Kerduff, aka JustRaw5. Was a real pleasure to be working with another artist who puts that amount of effort into their craft.

LW: You know lexiouwescudi.com is based on live performances, do you got some shows planned? 
Rabichow: Always and absolutely. Aside from throwing hiphop events with the homies from Ellay Cut, as well as TAO Jonze and Mickey, I’m always looking to perform. I like to be loud and I like to rap. Performing handles both of these in a constructive manner. Matter of fact I’ll be on the mic in Koreatown this upcoming Labor Day weekend with ForestPunk and MutantGAAANG. September 4th at the Collective Skate Shop. Fresh red-brick alley out back perfect for head bobbing and forty crushing. As far as long-term goals, stay on the lookout Europe, I’ll be back. And sooner rather than later, believe me.

Rabichow Special Thanks: Weedy, Siham, Aaron Alvarado, Kiernan Weggler, Joe Scaglione, Laurence Naber, Max Baer, Sokro, Tvpes, JustRaw5, FBGT, Yaway, Dope Chic, DJ Idem & Benibla.

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Rabichow

LexiouWesCudi LexiouWesCudi • 28 août 2015


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